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Rapport sur la Situation Précaire des Chrétiens en Syrie — de CNEWA Liban

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21 octobre 2013 – La majorité des Syriens chrétiens qui fuient leurs foyers et leurs villages préfèrent trouver refuge dans des régions plus sûres en Syrie même. Cela, en partie, pour demeurer proches de leurs propriétés, mais aussi parce que le coût de la vie y est moins élevé, ce qui leur permet de mieux étirer leurs maigres ressources.

Actuellement, on estime que plus de 400 000 Syriens chrétiens ont été déplacés à l’intérieur du pays et à l’étranger, comme suit:

À Homs, la majorité des chrétiens a fui. Dans une communication envoyée à Agenzia Fides, l’Église syriaque orthodoxe allègue que plus de 90 pour cent des chrétiens de Homs ont été expulsés par les militants islamistes des brigades Farouq, qui sont allés de porte-à-porte pour confisquer les maisons et forcer les chrétiens à fuir sans leurs biens personnels. Les sources provenant des Jésuites de Homs déclarent que la majorité des chrétiens ont quitté de leur propre accord pour échapper au conflit entre les forces du gouvernement et les insurgés. Dans un cas comme dans l’autre, la population chrétienne de Homs est passée de 160 000 avant le conflit à environ 1 000 aujourd’hui.

À Al Qusayr, ville proche de Homs, dont la population chrétienne avant la guerre s’élevait à 10 000, des groupes de fanatiques armés ont forcé tous les chrétiens à partir. En ce moment, les forces du gouvernement ont repris la ville, mais les maisons et l’infrastructure ont été gravement endommagées.

À Alep, des milliers de familles — dont plus de 300 familles chrétiennes — ont été déplacées de leur quartier de Sheik Maqsoud ou Jabal al Saydeh, à la suite de la flambée de violence dans la cité du Nord. Essentiellement habité par des chrétiens et des Kurdes, le quartier était jadis parmi les quelques régions sécuritaires de la ville et accueillait le plus grand nombre de familles déplacées dans la grande région d&rsuo;Alep.

À Al Hassaké, dans le nord de la Syrie, l’évêque de la ville a émis un appel à l’aide pour les quelque 25 000 chrétiens — dont des syriaques orthodoxes, syriaques catholiques, chaldéens et arméniens — pour la plupart des réfugiés des régions avoisinantes.

Au cours de 14 mois derniers, le soutien de ses partenaires internationaux a permis à CNEWA de joindre environ 12 758 familles syriennes déplacées — dont des milliers d’enfants — à l’intérieur de la Syrie, au Liban et en Jordanie, en passant par l’infrastructure de l’Église locale, afin de leur fournir des soins d’urgence et d’alléger leurs souffrances.

Les programmes de CNEWA ont donné priorité aux familles chrétiennes vulnérables déplacées qui n’étaient pas installées dans des camps de réfugiés ni inscrites aux programmes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ni à ceux de la Croix-Rouge. De telles familles ne bénéficient pas des dons faits par les pays arabes du Golfe persique ni des donateurs internationaux.

L’approche que favorise CNEWA est de s’associer aux Églises et aux groupes qui y sont affiliés — prêtres de paroisse, congrégations, représentants patriarcaux, évêques et d’autres également. Ces groupes sont déjà actifs et efficaces dans la collecte des données sociales nécessaires relatives aux familles déplacées; ils ont formé des équipes capables de mettre en place des programmes efficaces et opportuns pour répondre à ces besoins.

De toutes les familles que CNEWA a réussi à aider, les chrétiens comptent plus de 90 pour cent. Ils sont répartis comme suit:

  • 4 800 familles chrétiennes déplacées de la partie ouest de Homs et de Wadi al Nassara « Vallée des chrétiens » ont reçu de la nourriture et d’autres articles de première nécessité — produits d’hygiène, des trousses pour l’hiver, etc. — en plus des fournitures scolaires pour environ 1 480 élèves





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