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Le Pape François solidaire avec les Églises orientales

image (photo: CNS) 

25 novembre 2013 – Recevant les participants à l’assemblée plénière de la Congrégation pour les Églises orientales, le Saint-Père s’est adressé tout particulièrement aux Patriarches et Archevêques Majeurs des Églises orientales, actuellement réunis à Rome.

Vatican II, a-t-il dit, « a eu également le mérite de rappeler clairement que la tradition apostolique et patristique, patrimoine révélé par Dieu et partagé par l’Église universelle, se reflète dans la liturgie et la théologie, la spiritualité et la discipline des Églises orientales ».

Le chemin parcouru depuis le concile a permis de favoriser « l’unité de tous les chrétiens, et des orientaux en particulier. L’Esprit les a guidées sur les rudes sentiers de l’Histoire, alimentant leur fidélité au Christ, à l’Église universelle et au Successeur de Pierre. Elles l’ont souvent payé cher, jusqu’au martyr, et l’Église toute entière leur en est grée ».

Au sein de celle-ci, a rappelé le Pape, il est légitime que des Églises particulières « aient leurs traditions propres sans toucher au primat de Pierre, qui préside à la communion universelle de la charité, garantit la variété des légitimités et veille à ce qu’aucune n’entrave l’unité et que toutes la servent. Si cette variété légitime inspirée par l’Esprit n’est pas un obstacle à l’unité de l’Église, il faut redire avec les pères conciliaires qu’elle lui est nécessaire ».

Puis le Pape François a salué le refleurir des Églises orientales dans les pays longtemps soumis au communisme. « Le dynamisme de celles qui découlent de la prédication de l’apôtre Thomas, la persévérance de celles qui vivent au Proche et Moyen-Orient, souvent comme de petits troupeaux et dans un contexte hostile ou conflictuel, parfois mêmes persécutées » sont exemplaires.

La diaspora de toutes ces Églises orientales s’est notablement accrue, et il faut tout faire pour faciliter la cure pastorale des communautés stablement transplantées de par le monde. Parallèlement, « il convient de promouvoir la communion et la fraternité de ces communautés avec l’Église latine, ce qui portera à une nouvelle vitalité des organismes consultatifs existant entre les Églises orientales, mais aussi entre chacune d’entre elles et le Saint-Siège. Ma pensée se tourne tout particulièrement à la terre où est né et a vécu, où est mort et ressuscité le Christ...

Tout catholique doit être reconnaissant envers les Églises qui y vivent, et apprendre d’elles le patient et délicat exercice quotidien de l’œcuménisme et d’un dialogue inter-religieux, parfois touchés par le découragement. Le cadre géographique, historique et culturel dans lequel elles se trouvent depuis des siècles en font des interlocuteurs naturels des autres confessions chrétiennes et des autres religions.

La situation des chrétiens dans plusieurs régions du Proche et du Moyen-Orient est très préoccupante, due notamment aux lourdes conséquences de tensions et de conflits.

Après la Terre Sainte, l’Irak, l’Égypte et la Syrie souffrent, et l’Évêque de Rome ne cessera de parler tant que la dignité de gens de toute religion sera offensée, tant que des hommes et des femmes seront privés du nécessaire, sans avenir, contraints à la fuite ou à l’exil.

Avec tous les pasteurs des Églises orientales, je lance un appel au respect des droits de tous à vivre dans la dignité et à professer librement leur Foi. Nous ne nous résignons pas à la perspective d’un Proche et Moyen-Orient sans chrétiens, de ces chrétiens qui depuis 2.000 ans confessent le nom de Jésus et qui sont à plein titre citoyens, libres de vivre leur religion et leurs traditions au sein des sociétés dont ils font partie. La souffrance des faibles et le silence des victimes imposent de se demander ce qui reste de la nuit!





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